CODE DES HYDROCARBURES : Les professionnels préconisent la flexibilité

CODE DES HYDROCARBURES
Les professionnels préconisent la flexibilité

 

Les principaux acteurs du secteur pétrolier, les experts et les représentants des autorités du pays sont réunis en atelier depuis le 26 mars à Libreville afin de se pencher notamment sur la révision du Code des Hydrocarbures au Gabon.

Les participants à cette rencontre d’une importance capitale ont trois jours pour peaufiner leurs propositions. Divers thèmes sont programmés durant les travaux de l’atelier : «Quel modèle pour la détermination du prix fiscal», «Modélisation économique des revenus pétroliers pour une approche gagnant-gagnant», «Impact de la fiscalité sur les contrats pétroliers : bilan et perspectives», «Les enjeux du biocarburant et le développement durable» etc.

Les premières réactions durant la première journée de l’atelier ont permis de comprendre que les acteurs du secteur souhaitent plus de flexibilité dans le nouveau Code des Hydrocarbures. «Le Code des hydrocarbures est le socle de l’industrie pétrolière et gazière. A ce titre, il doit être intemporel, fiable, stable, équitable, flexible et compétitif pour toutes les parties prenantes qui s’appuient dessus», a soutenu Denis Clerc-Renaud, Directeur général de Perenco Gabon.

Le nouveau Code des Hydrocarbures « doit tenir compte des nouvelles technologies que le monde réserve aux énergies fossiles, dans un contexte économique variable pour notre industrie», affirme-t-il également.

Le Directeur général de Perenco a ainsi salué l’initiative de révision du Code en vigueur actuellement dans le pays. «C’est une initiative importante pour le secteur des hydrocarbures, car attendue depuis quatre ans. En effet, notre Code fut forgé dans une période faste pour le secteur pétrole. Mais il a également subi une crise sans précédent», spécifie-t-il.

L’atelier de travail permettra en tous cas de recueillir les propositions et commentaires des acteurs du secteur. Le nouveau Code des Hydrocarbures devra permettre d’attirer de nouveaux investissements, tout en réaffirmant le pouvoir de contrôle de l’Etat afin de limiter d’éventuels abus.

« Conscient des différents griefs formulés à l’encontre du Code actuel, jugé trop rigide par les professionnels du secteur, le président de la République nous invite au dépassement de soi, notamment à une réflexion sur l’industrialisation et la monétisation de la filière gaz comme atout supplémentaire de notre diversification économique», a déclaré le ministre en charge du Pétrole et des Hydrocarbures, Pascal Houangni Ambouroue. «Dans cette perspective, notre législation se doit désormais de tenir compte du gaz naturel comme une ressource à part entière, au même titre que le pétrole», continue-t-il, tout en réitérant, en se référant aux énergies renouvelables que «nous devons dès à présent nous inspirer de ce qui marche ailleurs et l’adapter chez nous».