REDYNAMISATION ECONOMIQUE
Jean-Fidèle Otandault donne son avis

 

Donnant son point de vue au site d’information en ligne Le Nouveau Gabon sur la relance de la machine économique gabonaise, le ministre d’Etat en charge du Budget et des Comptes publics, Jean-Fidèle Otandault, a réitéré son optimisme quant à l’évolution de la situation et aussi soutenu qu’il est impérieux que la confiance règne à nouveau entre l’Etat, le secteur privé et les banquiers.

« La relance de l’économie gabonaise passe par la restauration de la confiance entre les entreprises, les banques et l’Etat », a souligné le membre du gouvernement dont les propos ont été rapportés par Le Nouveau Gabon dans un article paru ce mercredi 4 avril, soit quelques jours après la visite à Libreville d’une délégation du FMI qui a noté les « progrès considérables » enregistrés par le Gabon dans le cadre de la mise en œuvre du PRE ou Plan de Relance de l’Economie.

Et le patron du Budget de poursuivre que «normalement, lorsque le budget ordonnançait une dépense, l’entreprise avait la capacité, grâce à son avance de paiement, d’aller se refinancer auprès des banques. La banque finançait alors le projet, l’État payait l’avance-démarrage, l’entreprise livrait le projet et l’État soldait la créance. Tout le monde était gagnant. Mais il y a eu une rupture de confiance entre ces trois parties : l’entreprise n’avait plus confiance en la signature de l’État, et la banque n’avait plus confiance dans celle de l’entreprise. » Un constat qui amène Jean Fidèle Otandault à insister sur le fait que le retour de cette confiance va pouvoir « stimuler les rouages de l’économie ».

Le Ministre d’Etat a également partagé sa vision concernant la diversification de l’économie gabonaise. Pour lui,  les efforts doivent être renforcés pour accélérer le processus en cours avant de souligner que l’une des priorités du PRE est d’élargir dans les meilleurs délais le tissu productif du pays par un soutien engagé des secteurs les plus prometteurs. Une politique qui permettra de faire progresser la part des recettes budgétaires non pétrolières à 16,3 % en 2019, contre 12,5 % en 2017.

Dans ce cadre, les domaines stratégiques comme  l’agriculture joueront un rôle de premier plan. A noter que cette filière contribue désormais à hauteur de 5 % du PIB, grâce notamment aux investissements du géant asiatique Olam dans l’hévéa et le palmier à huile, et au développement du Programme Graine (Gabonaise des réalisations agricoles et des initiatives des nationaux engagés), lancé fin 2014.