BANQUE AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT
Développer l’entrepreneuriat agricole et l’agrobusiness

 

Afin de mieux lutter contre le chômage, et améliorer le rendement agricole dans le pays, le ministère de l’Agriculture, de l’élevage, chargé du programme Graine, s’est donné les moyens de promouvoir l’entrepreneuriat agricole et l’agrobusiness au Gabon, avec le soutien de la Banque africaine de développement.

«L’objectif du gouvernement est de créer 30 000 emplois dans le cadre du Plan de relance de l’économie 2017-2019, et l’agriculture doit, dans ce contexte, apporter une contribution considérable», a affirmé le ministre de l’Agriculture, Biendi Maganga Moussavou, lors du lancement du projet d’appui technique à la stratégie de transformation de l’agriculture au Gabon.

Le projet est soutenu financièrement par la Banque africaine de développement(BAD) afin de répondre aux objectifs du gouvernement en ce qui concerne le secteur agricole. Surtout en termes de rendement, de création d’emplois et de sécurité alimentaire. «Le secteur agricole qui représente le plus grand potentiel en termes de diversification de l’économie et de création d’emplois, doit jouer un rôle moteur dans la lutte contre la pauvreté et la réduction du chômage chez les jeunes », a continué ainsi le ministre.

A noter que pour en assurer l’efficacité, le projet d’appui technique à la stratégie de transformation de l’agriculture comporte deux composantes. La première composante est axée sur la structuration de l’entrepreneuriat agricole des jeunes et la seconde sur la généralisation du programme Graine à l’ensemble des provinces du pays.

Ce genre d’initiative s’avère incontournable pour le Gabon qui continue d’importer massivement des denrées alimentaires pour les besoins de la population alors que son potentiel de développement agricole n’est pas encore suffisamment exploré.

« Cette approche développée par la BAD et le ministère de l’Agriculture, permettra au pays de garantir la sécurité alimentaire et d’améliorer l’autosuffisance en produits vivriers », a expliqué pour sa part, l’expert en stratégie agricole, Walid Belhadj Amor.