CROISSANCE ECONOMIQUE : L’embellie se confirme

CROISSANCE ECONOMIQUE
L’embellie se confirme

Après une année 2017 encore marquée par quelques difficultés, l’économie gabonaise comme la plupart de celle des autres pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), sort peu à peu la tête des eaux troubles. « Nous sommes sortis de la zone de risque élevé. La situation est bien meilleure, mais les économies restent encore assez fragiles. C’est ce qui justifie d’ailleurs toutes les mesures que nous prenons », a déclaré Abbas Mahamat Tolli, le gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC).

Selon l’analyse de la BEAC, l’embellie qui se profile dans la zone Cemac s’explique par la remontée des cours mondiaux et de la production du pétrole brut, l’accélération de la mise en œuvre des réformes économiques, monétaires et financières prévues dans le Programme des réformes de la Cemac (Pref-Cemac) et les programmes conclus avec le Fonds monétaire international (FMI) par quatre pays de la sous-région dont le Gabon. Un point de vue qui rejoint les avis des autorités du pays mais aussi ceux des observateurs de la vie économique gabonaise.

Mais pour le ministre d’Etat gabonais en charge du Budget et des Comptes publics, Jean-Fidèle Otandault, la relance de l’économie passe aussi par la restauration de la confiance entre les entreprises, les banques et l’Etat. L’autre élément qu’il met en avant est l’accélération du processus de diversification. Cet effort, a-t-il soutenu, participe au Plan de relance de l’économie (2017-2019), dont l’une des priorités est de donner de la vitesse à l’action de redimensionnement du tissu productif. Le gouvernement entend de ce fait, faire progresser la part des recettes budgétaires non pétrolières à 16,3 % en 2019, contre 12,5 % en 2017.

Dans cette perspective, il souligne l’importance de booster le secteur hors-pétrole. Notamment, l’agriculture, dont la contribution au PIB est désormais d’environ 5 %, grâce particulièrement aux investissements du géant asiatique Olam dans l’hévéa et le palmier à huile, et à l’expansion du programme Graine (Gabonaise des réalisations agricoles et des initiatives des nationaux engagés), lancé fin 2014 à l’initiative du Président Ali Bongo Ondimba.