CONSEIL D’ADMINISTRATION DE LA SOGATRA
Alexandre Désiré Tapoyo à la présidence

 

Au cours de la cérémonie de passation de service, le nouveau président du Conseil d’Administration de la Sogatra, Alexandre Désiré Tapoyo, a pris l’engament solennel, que « sa vigilance sera de tous les instants et d’une intransigeance absolue ». Avant d’ajouter que « nous n’avons pas droit à l’erreur, le chef de l’État doit trouver, en chacun des actes que nous posons, un écho fidèle à sa volonté et à son ambition pour la Sogatra ».

Placé à la tête du Conseil d’Administration de la Société gabonaise des transports (Sogatra), à l’issue du Conseil des ministres, du 12 avril 2018, Alexandre Désiré Tapoyo a officiellement pris ses fonctions, ce mercredi. Il a été installé par la secrétaire générale du ministère des Transports, Annie-Chrystel Limbourg Iwenga. La passation de service entre son prédécesseur, Pierrette Djouassa, s’est faite dans les locaux de cette structure parapublique.

Le nouveau PCA a saisi l’occasion pour saluer « l’œuvre considérable, patiente et persévérante, abattue par madame Djouassa, en poste depuis 2008 ». Et de souligner ensuite que durant ces neuf années au gouvernail de la Sogatra, les qualités de son prédécesseur ne sont pas à mettre en doute « en dépit parfois d’un contexte extrêmement difficile, ponctué d’aléas et de désagréments divers ».

Alexandre Désiré Tapoyo qui estime que la Sogatra souffre d’un cadre juridique inadapté, des organes de décisions et de contrôles inefficaces, de l’absence d’état financiers, de la gestion opaque des ressources humaines, d’un système d’information inopérant. Il a en outre soutenu que la mauvaise situation dans laquelle se trouve la Sogatra est également du fait, « d’une procédure d’acquisition des biens et des services non conformes, d’une gestion du parc automobile d’exploitation peu performante ».

Quant à sa vision pour sortir la société des difficultés auxquelles elle fait face, le PCA entrant a promis de « redonner ses véritables lettres de noblesse, et ouvrir de nouveaux horizons pour le bon développement de la Sogatra ». Et d’indiquer que « le chef de l’État, Ali Bongo Ondimba, est au fait des maux qui minent actuellement la Sogatra ».

Enfin, face au directeur général de la Sogatra, Alphonse Ngnala Oyabi, le nouveau PCA, a indiqué aux personnels, qu’au plan interne, la Sogatra doit impérativement en finir avec les procédures et méthodes de travail « défiant les règles les plus basiques de la gestion moderne ».