JOURNÉE DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE : Célébrée ce 3 mai à Libreville

JOURNÉE DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE
Célébrée ce 3 mai à Libreville

 

La Journée mondiale de la liberté de la presse s’est tenue sous le thème « Médias justice et état de droit : les contrepoids du pouvoir ». Comme d’autres pays, le Gabon a marqué ce rendez-vous annuel sur la base de cette matière à penser retenue cette année 2018, par les Nations unies.

En dépit du mouvement d’humeur déclenché par les journalistes du secteur public, le ministère de la Communication et le système des Nations unies au Gabon, ont célébré, ce 03 mai, la journée mondiale de la liberté de la presse. Cette année, une conférence a été organisée à l’occasion à l’auditorium de la maison Georges Rawiri, siège de Gabon Télévision et Radio Gabon.

Plusieurs sous-thèmes ont été choisis lors de la conférence : « Liberté de la presse, accès à l’information et élection », « le système judiciaire, à l’appui d’un bon journalisme libre et sûr » et « la liberté d’expression en ligne : améliorer l’autorégulation ».

Jean-Yves Ntoutoume, représentant des journalistes, Stéphane Jackson représentant (Coordonnateur résident du Système des Nations Unies au Gabon), Hermann Pounah Christ, directeur de Cabinet du ministre de la Communication et Helmut Moutsinga Boulingui professionnel de la communication, ont animé les débats.

Stéphane Jackson des Nations Unies a pour sa part tenu à sensibiliser le milieu de la presse gabonaise  sur la nécessité d’accorder une place de choix à la réflexion sur la contribution des médias et leurs professionnels à la réalisation des objectifs de développement durable, en particulier l’objectif 16 qui invite les États à ‘’l’avènement de sociétés scientifiques et ouvertes à tous aux fins du développement durable’’.

Il a également indiqué que : « Tout État de droit, respectueux des libertés individuelles, notamment des libertés d’opinion, de conscience et d’expression, repose sur une presse libre, indépendante, à l’abri de toute censure et de toute coercition ».

Donnant son large point de vue concernant à la situation de la liberté de la presse dans le pays, Jean-Yves Ntoutoume à quant à lui attirer l’attention de l’assistance sur le dernier rapport 2018 de Reporter Sans Frontières (RSF). « Ce rapport qui classe le Gabon à la 108e place comme en 2017 sur les 180 pays répertoriés par cette organisation non gouvernementale. D’après lui, des efforts sont encore à faire pour que les inquiétudes qui pèsent sur les journalistes dans l’exercice de leur profession se dissipent.

Enfin, Helmut Moutsinga Boulingui a relevé que le « paradis » proposé ou programmé par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme est encore loin de se dessiner dans plusieurs cieux.