LUTTE CONTRE LA CORRUPTION
La CNLCEI enclenche la vitesse supérieure

 

La mise en œuvre du mécanisme d’application de la Convention des Nations Unies contre la corruption fait partie des priorités pour les nations africaines dont le Gabon, qui a récemment envoyé des représentants à une rencontre internationale sur le sujet au Sénégal.

Le président de la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNLCEI), Dieudonné Odounga Awassi, a conduit la délégation gabonaise à l’atelier de formation sur la mise en œuvre du mécanisme d’examen de l’application de la convention des Nations Unies sur la lutte contre la corruption, adoptée par l’Assemblée générale de 2003.

Cette rencontre internationale s’est tenue au Sénégal avec de nombreux participants issus de différents pays du continent et du monde entier, en sachant que, d’après le cabinet Price waterhouse Cooper, l’Afrique est pour le moment le continent le plus vulnérable dans ce domaine, avec un taux de corruption situé autour de 35%.

Il s’agit du véritable premier instrument mondial pour lutter contre la corruption, les crimes organisés et le blanchiment d’argent à travers les différents pays du monde. D’où la nécessité d’y accorder une attention particulière. Il faut savoir aussi que la convention met également l’accent sur la coopération internationale en la matière.

Au terme de la rencontre, Dieudonné Odounga Awassi, a réitéré qu’il s’agit d’un « processus intergouvernemental qui respecte les principes de l’égalité et de la souveraineté des États parties ». « Le Mécanisme tient compte du niveau de développement des États parties, ainsi que de la diversité des systèmes judiciaires, juridiques, politiques, économiques et sociaux et des différences de tradition juridique », continue-t-il.