GROUPE ROUGIER : Son avenir reste flou

GROUPE ROUGIER
Son avenir reste flou

 

Le Groupe Rougier contrôle plusieurs usines de sciage en Afrique dont trois au Gabon (Mevang, Ivindo, et Mbouma). Il possède également dans le pays une unité de déroulage de contreplaqué. Mais le Groupe fait face actuellement à de sérieuses difficultés et le dernier mot reviendra au tribunal de commerce de Poitiers.

Le tribunal a renvoyé, selon Ecofin, sa décision concernant la holding du négociant français en bois tropicaux, Rougier SA, en procédure de sauvegarde, et sa branche Afrique international, en redressement judiciaire, au 13 juillet prochain.

A savoir que la décision attendue concerne également le maintien d’une période d’observation pour Rougier Afrique International (RAI), en cessation de paiement, sur la base d’un rapport des administrateurs judiciaires. L’enjeu est de savoir si le groupe dispose des capacités financières permettant sa poursuite d’activité.

Autre aspect de ce dossier : le renouvellement de la période d’observation, l’arrêt du plan, le prononcé du redressement ou la liquidation, sur la base de la liste des créanciers, dettes, contrats, recueillis d’ici là par mandataire et administrateur judiciaire.

Il avait initialement fixé au 12 mars 2019 la fin de la période d’observation, pour la procédure de sauvegarde et le redressement judiciaire. A l’issue d’une audience tenue le 9 mars, selon toujours Ecofin le directeur général du groupe et petit-fils du fondateur, Francis Rougier, s’était montré prudemment optimiste quant à l’avenir du Groupe.

Rappelons enfin que fin 2016, Rougier supportait une créance de 8 millions d’euros de TVA non remboursée par le seul Cameroun, et de 15,6 millions d’euros en incluant les créances du Congo et du Gabon. Le chiffre d’affaires 2017 affichait une baisse de 7,5% sur les 149,4 millions d’euros de 2016.