RACKET DES AGENTS VERBALISATEURS
La Préfecture de police brandit les sanctions

La Préfecture de police de Libreville a fait connaitre sa décision d’infliger des sanctions exemplaires à l’encontre des policiers véreux, et ce conformément aux articles 144 et 146 du Code pénal gabonais.

La Préfecture de police a donc fini par réagir plus fermement face un phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur :  des agents verbalisateurs des Forces de police et de Gendarmerie qui rackettent au quotidien les automobilistes plutôt que de faire appliquer la loi, notamment en leur délivrant des fiches de constat de contravention.

La mauvaise pratique des agents contrôleurs des Forces de police et de la Gendarmerie qui vise notamment les taximen et ‘’clandomen’’, en règle ou pas, a commencé en effet à irriter sérieusement les usagers. « Une attitude qui va à l’encontre de la décision du président de la République, Ali Bongo Ondimba, qui avait ordonné aux agents verbalisateurs en 2011 d’arrêter le racket », selon l’AGP.

Rappelons pourtant que des agents contrevenants avaient déjà été sévèrement sanctionnés, tandis que d’autres avaient été radiés des effectifs des Forces de police et de Gendarmerie. Il est donc important d’adopter une approche plus « musclée » pour mettre un terme à ce fléau.

D’autre part, cette pratique dégrade non seulement l’image de ces Corps de sécurité et de défense auprès des populations, mais constitue également un véritable manque à gagner pour l’État, d’autant que les usagers verbalisés ne paieraient quasiment plus de contraventions au Trésor public, encore moins à la Préfecture de police.

Selon la Préfecture de police, a mis en place une nouvelle fiche de constat de contravention identifiable, tout contrevenant qui aura outrepassé cette mesure sera passible de poursuites judiciaires. Autrement dit, l’usager pris en flagrant délit sera puni pour corruption active, tandis que l’agent verbalisateur, pour corruption passive, conformément aux articles 144 et 146 du Code pénal gabonais.