DOSSIER AFRICA N°1
Dominique Guihot reçu par Guy Bertrand Mapangou

Le président Directeur général du groupe Africa Média, Dominique Guihot reçu en audience ce mercredi par le Ministre d’Etat, Ministre de la Communication Guy Bertrand Mapangou.

Deux points ont constitué la trame de cet échange à savoir: la préparation d’un conseil d’administration de la radio panafricaine Africa N°1, prévu se tenir dans les tout prochains jours à Tunis, puis la mise en œuvre d’un programme en vue de ressusciter cette radio au niveau national.

Pour rappel, Africa no 1 est une radio africaine créée au Gabon en 1981. Née avec des fonds français et gabonais, la radio se scinde très tôt en deux structures presque indépendantes, Africa n°1 Gabon et Africa n°1 Paris. Début 2000, la France se désengage d’Africa n°1 Gabon qui passe sous le contrôle de la Jamahiriya arabe libyenne  en 2007 et connaît de fortes difficultés économiques depuis.

C’est après le retrait de la Sofirad en 2002 que  la Lybian Jamahiriya Broadcasting Corporation a récupéré 52 % de l’entreprise aux côtés de l’État gabonais (35 %) et d’un actionnaire privé gabonais (13 %). L’accord entre la Libye et l’État gabonais prévoyait que ce dernier s’occuperait du passif de l’entreprise pendant que ce premier engagerait les dépenses de modernisation des infrastructures3.

En 2009, le ministère de la Communication du Gabon annonce la création d’une chaîne de télévision sous le label Africa n°1. En avril 2010, la gestion d’Africa n°1 passe de la filiale Broadcasting (LJBC) à la Libya African Portfolio (LAP), la filiale médias et édition du holding libyen. Louis Bartélémy Mapangou, patron historique de la chaîne, est remplacé par le Libyen Anber Elbashir Ali Abubaker. Il annonce alors un plan de développement triennal assorti d’un budget de 4,82 milliards de F CFA. 6 mois plus tard, une fréquence d’Africa n°1 ouvre à Tripoli.

En mai 2011, Africa n°1 n’est plus diffusée sur le continent africain. En cause : une ardoise environnant les 200 millions de F CFA (300 000 euros) due au fournisseu Eutelsat  que l’actionnaire majoritaire de la radio ne peut pas honorer. L’État gabonais s’est engagé à régulariser la situation, et à injecter 150 millions de FCFA chaque mois dans la structure radiophonique.

En février 2016, une grève éclate dans les locaux africains d’Africa n°1, menée par un personnel dénonçant la dégradation de leurs conditions de travail et des salaires impayés depuis plusieurs mois.