LUTTE CONTRE LE PALUDISME
Le Gabon s’engage auprès de tous les pays africains

Le 31e sommet de l’Union Africaine a été une nouvelle occasion pour les Chefs d’Etat africains de s’engager pour l’éradication du paludisme sur le continent. Depuis des années, le Gabon s’associe à cette lutte et affiche sa volonté de continuer à faire face à ce fléau qui continue à tuer des centaines de milliers d’individus en Afrique chaque année.

Une campagne de lutte, dénommée, «Zéro Palu ! Je m’engage», a été lancée le 2 juillet en partenariat avec Rollback malaria (RBM) qui mobilise déjà un grand nombre de partenaires à travers le monde.

Le paludisme continue de tuer environ 400 000 personnes par an sur le continent africain alors que c’est une maladie que l’on peut soigner. La mise en œuvre d’une nouvelle campagne s’avère ainsi incontournable. «Le continent africain supporte plus de 90 % de la charge mondiale du paludisme. C’est dans ce contexte que nous avons lancé la campagne « Zéro Palu ! Je m’engage », une campagne à l’échelle du continent en faveur d’une Afrique sans paludisme», a déclaré le président Rwandais Paul Kagame, par ailleurs président de l’Union africaine.

De son côté, le président Directeur général de Rollback malaria a tenu à faire comprendre que la plus grande menace à la lutte contre le paludisme est « l’inaction et la complaisance ». «Nous pouvons être la génération qui mettra fin à cette maladie débilitante. La campagne Zéro Palu ! Je m’engage vise à créer une coalition victorieuse pour l’éradication du paludisme dans tous les pays, en réunissant des partenaires de tous les secteurs. Zéro Palu ! dépends de moi, de vous et de tout le monde», a-t-il lancé.

A noter que cette campagne dévoilée par le président sénégalais Macky Sall et le Roi Mswati III de Swaziland, lors de la réunion d’AIDS Watch Africa, a été approuvée par 55 chefs d’État et de gouvernement africains. Elle fait suite à la publication des rapports de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) qui précise que les cas de paludisme ont augmenté pour la première fois depuis plus d’une décennie sur le continent africain.