FAO
Appui à la création de la filière « viande de brousse »

Un accord de partenariat a été établi entre l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation (FAO) et le Gabon, dans le but de mettre en place une filière économique liée à la chasse légale. Car la demande en viande de brousse n’a cessé d’évoluer au cours des dernières années.

Un projet dénommé «Gestion durable de la faune sauvage pour l’amélioration des conditions de vie des populations locales» a été ainsi mis en place. Son objectif consiste à concilier sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations rurales et conservation de la faune sauvage au Gabon.

A travers cette coopération, la FAO et le gouvernement gabonais entendent diversifier les sources de protéines pour la population, tout en mettant en place, progressivement, une filière « viande de brousse » légale, qui soit durable.

Le projet s’inscrit dans le cadre du programme global intitulé « Gestion de la faune » appuyé par la Commission de l’Union Européenne. Sur cinq ans, un financement de près de 2 milliards de FCFA permettra normalement de changer la situation sur le terrain.

Le département de Mouloundou, dans la province de l’Ogooué-Lolo, a été choisi pour abriter le site pilote du projet «Gestion durable de la faune sauvage pour l’amélioration des conditions de vie des populations locales». Selon la FAO, le but est notamment de «tester le modèle spécifique de gestion durable de la chasse villageoise dans le bassin d’approvisionnement en venaison d’une petite ville secondaire, dans un contexte de faible densité humaine».

En effet, d’après toujours la FAO, « sur ce site, les populations rurales dépendent encore fortement de la chasse et de la pêche pour leur sécurité alimentaire et nutritionnelle, mais aussi pour leurs revenus, du fait de l’enclavement et des opportunités économiques limitées. Néanmoins, la faible densité de population humaine, commune à de nombreuses zones rurales du Gabon, et des populations fauniques encore relativement riches et abondantes, suggèrent que les conditions d’une exploitation durable des ressources fauniques pour combler les besoins alimentaires des populations rurales du site semblent pouvoir être réunies».

A travers ce projet il sera possible de «pérenniser les stocks de gibier et sécuriser l’accès à la faune et son utilisation par les populations rurales les plus vulnérables, sans porter préjudice à la conservation de la biodiversité». Diverses entités sont impliquées dans le projet dont le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), le Centre pour la recherche internationale en foresterie (Cifor) et la Wildlife Conservation Society (WCS).