UNION EUROPEENNE
Négociation avec le Gabon sur le secteur pêche

Le Gabon et l’Union Européenne sont sur le point de lancer le quatrième round des négociations sur le secteur pêche. Un nouvel accord devrait être conclu entre les deux parties pour garantir un partenariat gagnant-gagnant.

L’accord entre l’Union Européenne et le Gabon concernant le secteur de la pêche devra mettre l’accent sur le respect de l’environnement et sur la gestion durable des ressources.

C’est dans le cadre du lancement prochain du round de négociations entre les deux parties que le Chef de la délégation de l´Union européenne (UE) au Gabon, Helmut Kulitz, a rencontré la ministre gabonaise de la Pêche, Clémence Loupdy, pour entamer les discussions sur le processus de négociations.

Les opérateurs et les armateurs Européens sont déjà à l’affût, à quelques jours du quatrième round des négociations. En effet, comme le précise un communiqué de l’Union Européenne, «depuis l´expiration du dernier protocole en 2016, les négociations d´un nouveau protocole sont en cours. Par conséquent, actuellement il n´y a pas d´activités de pêche dans les eaux gabonaises (Zone économique exclusive) par des navires européens».

A noter que le précédent accord a été de plus en plus décrié par le Gabon. L’Union Européenne estime que le futur accord entre les deux parties devra être établi «dans un cadre réglementaire transparent, public», et dans une approche «gagnant-gagnant» afin de ne pas léser les Gabonais.

Grâce à une production qui représente 15% à 20% de la production de toute la production atlantique, le Gabon fait partie des principaux fournisseurs en thon de l’Union européenne.

Le dernier protocole (2013-2016) entre les deux parties a permis une compensation financière de plus de 6000 milliards de FCFA encaissées par le Gabon. Selon l’Union Européenne, «les fonds publics mis à la disposition du Gouvernement du Gabon par l´UE servent à soutenir la politique de développement du secteur de la pêche au Gabon ». Ces fonds «doivent notamment permettre d’établir un cadre de gouvernance, financer la surveillance de la zone de pêche grâce au suivi par satellite des navires ainsi qu’effectuer des missions de contrôle et d’observation».