CONTESTATIONS DU SYNAMAG : Les explications du Ministre d’Etat

CONTESTATIONS DU SYNAMAG
Les explications du Ministre d’Etat

Le syndicat des magistrats du Gabon menace de boycotter la prochaine rentrée judiciaire pour protester contre les  nominations, affectations et avancements intervenus lors du dernier Conseil de la magistrature (CSM), entre autres. Raison pour laquelle le Ministre de la Justice a tenu à éclairer l’opinion sur la situation qui prévaut réellement.

Alors que le Syndicat des magistrats du Gabon (Synamag) a annoncé, le 13 juillet dernier, à Libreville, qu’il compote empêcher la bonne tenue de la prochaine rentrée judiciaire, le ministre Edgar Anicet Mboumbou Miyakou a apporté des précisions qu’il juge nécessaires pour mieux apprécier ce dossier. Pour lui,  la tutelle ne dispose pas de l’état des adhésions des magistrats à ce syndicat. Manière de mettre en doute la crédibilité du mouvement.

A noter que la Synamag conteste les nominations, affectations et avancements intervenus lors du dernier Conseil de la magistrature (CSM), mais aussi la décision de la mise sur bons de caisse, ainsi que la réduction sur des décotes de 5 à 15% des salaires des agents de l’Etat.

Edgar Anicet Mboumbou Miyakou qui a affirmé être surpris par la démarche de cette organisation syndicale qui a choisi de porter leurs contestations sur la place publique, a indiqué que de procédures légales en vigueur « dont ils ont pleinement conscience », existent. Mais le ministre d’Etat ne tient pas non plus à envenimer l’affaire et soutient que le dialogue est la solution la plus appropriée pour mettre fin aux différences de vue.

Le membre du gouvernement a précisé, à propos de la mise sur bons de caisse des agents de l’Etat et la réduction de 5 à 15% de leurs salaires, que ces mesures participent de «l’assainissement du fichier salarial, et qui concernent tous les agents de l’Etat».

Le gouvernement communique suffisamment à cet effet, a estimé le Ministre d’Etat qui, au passage a fait savoir que «des dispositions sont en étude pour tenir compte du statut particulier de certains d’entre eux, dont précisément les magistrats».