BDEAC
Possibilité d’investissement dans la filière porcine

La Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) étudie avec la partie gabonaise les possibilités d’investissement afin de développer la filière porcine au Gabon. Une rencontre entre le ministre gabonais de l’Agriculture et de l’Elevage, d’une part, et les représentants de la BDEAC, d’autre part, a eu lieu à Brazzaville pour en discuter.  

La filière porcine fait partie des filières que le Gabon souhaite développer assez rapidement afin de limiter l’importation de denrées alimentaires et augmenter l’offre au niveau local. Le gouvernement gabonais n’a pas lésiné sur les moyens afin de trouver des possibilités de développer ainsi certaines filières, comme celle de la production de poulet de chair et d’autres élevages à cycle court ainsi que la culture de riz.

A cet effet, le président de la BDEAC, Fortunato Ofa Mbo Nchama, a eu des échanges, jugés « fructueux » avec le ministre gabonais de l’Agriculture, de l’Elevage en charge du programme Graine, Biendi Maganga Moussavou, pour évoquer les différentes possibilités de collaboration pour le développement des filières agropastorales dans le pays.

Lors des discussions, la filière porcine a été plus particulièrement évoquée. «Nous sommes actuellement en train de mettre en place des programmes qui devraient porter leurs fruits assez rapidement pour développer une filière porcine qui soit dynamique et agglomère l’ensemble des petits producteurs du pays. Ils travailleront avec un opérateur économique qui assure à la fois l’abattage, la conservation, la transformation et la commercialisation», a expliqué le ministre de l’Agriculture et de l’Elevage.

A l’occasion de la rencontre, Biendi Maganga Moussavou a également présenté le document stratégique du ministère en matière de développement des filières porteuses de croissance au Gabon, afin de limiter la dépendance du pays vis-à-vis des importations de denrées alimentaires.

« Le document a recueilli un écho favorable dans la mesure où il cadre avec le plan quinquennal d’orientation des activités de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale jusqu’en 2023 » selon le ministre de l’Agriculture.