FINANCEMENT DE LA BAD
42 milliards pour le Gabon

Jean Marie Ogandaga, ministre de l’Economie,  de la Prospective et de la Programmation du développement, et Robert Masumbuko, représentant résident de la Banque africaine de développement (BAD), ont procédé, ce mercredi  à Libreville, à la signature de l’accord de prêt du Projet d’appui à la diversification de l’Economie gabonaise (PADEG) pour une durée de cinq ans. 

L’accord avec la BAD prévoit que l’enveloppe de 42 milliards de FCFA sera destinée à accompagner au moins 100 petites et moyennes entreprises, à créer plus de 8.000 nouveaux  emplois par les entreprises de la Zone économique spécial de Nkok, à opérationnaliser de nombreux centres de formation aux 2ème et 3ème transformation, à déployer et à rendre opérationnel l’Office gabonais des recettes (OGR), à faire en sorte que les recettes fiscales, issues du secteur hors pétrole, passent de 922 milliards de FCFA en 2017 à 1615 milliards de FCFA en 2022.

L’accord de financement vise, plus globalement, de contribuer à une « forte croissance et inclusive à travers l’amélioration du climat des investissements, le renforcement des capacités institutionnelles et la diversification de l’économie dans les secteurs prioritaires ».

Le ministre de l’Economie, en prenant la parole, est   revenu sur  le bien-fondé de cet accord avec la BAD ainsi que  les mécanismes prévus pour la bonne gestion du montant accordé au Gabon, pour financer la relance et la diversification de son  économie.

«Nous sommes là pour faire en sorte que le montant de plus de 42 milliards de F CFA,  mis à la disposition de l’Etat gabonais et, qui vont passer par un compte à la banque centrale, non pas dans le compte d’un ministère, soient bien gérés. Ce compte unique du trésor a pour responsable premier le ministre de l’Economie, celui du Budget et  le représentant résident de la BAD qui est là pour, non pas se mêler de la gestion, mais veiller sur le financement des projets identifiés dans la diversification de l’économie. Cela montre déjà à quoi cet argent va servir. Nous avons pour objectif de rendre notre économie compétitive. La compétitivité part notamment de la mise en œuvre des projets  à forte intensité de main d’œuvre et fort potentiel de développement», a-t-il aussi souligné.