MESURES GOUVERNEMENTALES
David Mbadinga explique

Pour le ministre du Commerce, l’assainissement des finances publiques et l’amélioration de l’efficacité de l’administration sont de mesures indiscutables si l’on souhaite remettre le Gabon sur de bons rails.

Au cours d’une rencontre avec la presse, ce mardi, le ministre du Commerce a su égrainer les différentes mesures gouvernementales. Lesquelles vont de la réduction des effectifs des cabinets du président de la République et /ou des ministres et Secrétariat Général du Gouvernement, la systématisation des départs à la retraite, en passant par le recensement des agents publics, la réduction des effectifs des cabinets, des autres institutions et autorités administratives indépendantes, la mise en retraite immédiats des agents absents  pour cause de maladie de longue durée, l’examen des situations des agents publics en service dans les établissements publics et percevant une double rémunération.

Puis, il a jugé exorbitant  le nombre d’agents  publics qui est de 105.851, alors que la population du Gabon se chiffre à environ 1.800.000 habitants, ce qui, selon lui, «indique un ratio de 55 agents publics pour 1000 habitants, plaçant le Gabon loin devant le Cameroun (13 agents pour 1000), et le Congo Brazza (29 agents pour 1000).

Pour David Mbadinga, et comparativement à la loi de finances 2018, qui présentait une masse salariale qui s’élevait à environ 710 milliards, soit près de 59% des recettes fiscales prévues, estimées à 1205 milliards de FCFA, le Gabon se situerait  largement au dessus du critère de convergence de la CEMAC qui est de 35%.

Par ailleurs, il est revenu sur les précédentes données de la masse salariale des agents auxquels s’ajoutent les dépenses de fonctionnement  estimées à 47% en 2003, à 48% en 2005,  à 51% en 2010 et à 55% en 2017.

De fait, il a spécifié que les objectifs de ces mesures visent à ramener la masse salariale mensuelle à 40 milliards de F CFA en 2018 et 35 milliards  en 2019, pour atteindre l’objectif annuel de 70 milliards par an d’économie pour une masse salariale plafonnée à 400 milliards par an, dans trois ans.

A terme, il s’agira de stabiliser de façon durable la masse salariale, de mettre en place des mesures structurelles de gestion de ressources humaines et de la paie, a précisé le membre du gouvernement.