EDUCATION
La réforme est en marche

L’annonce faite dernièrement par le président Ali Bongo Ondimba d’une grande réforme du secteur de l’éducation par la mise en place d’une task force a été parmi les sujets abordés par Ike Ngouoni, Porte-Parole de la Présidence de la République gabonaise lors de la conférence de presse de ce mardi.

Aussi, la présidence a tenu à souligner que cette réforme revêt une importance particulière car il en va de l’avenir de nos enfants comme de notre avenir collectif en tant que Nation. « Et en ce début de XXIème siècle, il est utile de rappeler que la force d’un pays, d’une Nation repose avant tout sur la qualité de ses ressources humaines », a déclaré Ike Ngouoni.

Ensuite, si cette réforme à venir est importante, c’est en raison de son ambition. L’idée n’est pas de se contenter de faire des petits pas, du paramétrique, mais de faire des réformes en profondeur, du structurel. Aux petites évolutions, nous préférons une transformation.

Enfin, l’objectif est d’obtenir des résultats et changer de paradigme. C’est-à-dire engager des « ruptures » pour tendre vers des modèles innovants. Des modèles en phase avec les enjeux actuels et qui permettent de répondre aux défis de l’heure dans des domaines stratégiques.

De ce point de vue, le président Ali Bongo Ondimba a d’ores et déjà donné dans son discours lors de la fête nationale un certain nombre d’orientations : renforcer l’égalité des chances dès l’école primaire car c’est là que tout se joue ; renforcer l’adéquation entre l’offre d’éducation et les besoins sur le marché du travail. Il faut cesser de former un trop grand nombre d’étudiants dans des filières où il n’y a pas de débouchés : les filières littéraires, les humanités, etc., et privilégier les filières techniques, scientifiques et l’apprentissage).

Bref, du primaire au supérieur, tous les aspects de ce secteur seront abordés, y compris les plus sensibles comme le système de bourse qui sera réformé pour être à la fois plus efficace et plus juste au nom de l’égalité, au nom de la méritocratie.

Le Gabon vient ainsi d’engager une réforme globale de son système éducatif. Pour ce faire, les principaux acteurs concernés ont été réunis – syndicats, parents d’élèves, enseignants et d’autres – pour dégager rapidement des mesures fortes et applicables.