NOUVELLE POLITIQUE AGRICOLE
Biendi Maganga Moussavou optimiste

Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage, chargé de la mise en œuvre du programme GRAINE, Biendi Maganga Moussavou, lors d’un entretien accordé à l’agence Ecofin  a décliné les grands axes et les enjeux de la nouvelle politique agricole au Gabon.

Ainsi, selon Biendi Maganga Moussavou, la politique agricole du Gabon repose aujourd’hui sur deux axes principaux à savoir : les développements des agro-industries et la modernisation de l’agriculture familiale. C’est à partir de cette orientation que le pays a pu développer des projets d’envergure comme le partenariat  avec Olam international qui a permis l’essor de la culture du palmier à huile.

En ce qui concerne les cultures vivrières, elles sont essentiellement portées, toujours selon le membre du gouvernement, par les petits producteurs. Beaucoup d’efforts ont aussi été faits à travers le programme Graine qui a concerné environ 7 000 coopérateurs dans sa première phase. Il y a eu aussi le Projet de développement et d’investissement agricole au Gabon (PRODIAG) financé par l’Agence française de développement (AFD) qui a touché 3 064 petits producteurs et le Projet de développement agricole rural (PDAR) co-financé par le Fonds international de développement agricole (FIDA) qui a concerné environ 26 000 agriculteurs.

Le ministre n’a pas caché son optimisme quant au développement agricole du pays bien qu’il reconnaisse que le Gabon est encore loin d’être auto-suffisant. « C’est pourquoi, a-t-il soutenu, le gouvernement a décidé d’accroître l’appui aux petits producteurs avec des fonds conséquents qui vont être mobilisés : Projet d’appui au programme GRAINE – Phase I (PAPG.1), 65 milliards FCFA, le PRODIAG 221 milliards FCFA et le PDAR 2 14 milliards FCFA ».

Biendi Maganga Moussavou qui a insisté également sur le fait qu’il est important d’intégrer tous les avantages fiscalo-douaniers accordés aux acteurs du secteur. Et de prendre en compte le contexte économique actuel qui ne favorise pas l’augmentation des ressources allouées à ce secteur. « Mais le gouvernement continue de mobiliser des ressources supplémentaires avec l’appui des partenaires techniques et financiers », a-t-il souligné.