NOTATION POSITIVE DE FITCH RATINGS
Les efforts du Gabon récompensés

Fitch Ratings, l’une des trois principales agences de notation au monde, a revu à la hausse la note de la dette souveraine du Gabon, maintenant sa notation à « B » mais relevant sa perspective de « négatif » à « stable ».

Selon cette agence, depuis 2017, le gouvernement gabonais a engagé un vaste programme de réformes et a donné satisfaction par rapport aux recommandations émises dans le cadre du mécanisme élargi de financement du FMI. L’amélioration de la mise en œuvre de la réforme a permis au gouvernement d’avoir accès à un financement extérieur public indispensable. Les mesures visent notamment à remettre l’assainissement budgétaire sur les rails, particulièrement en supprimant les exonérations fiscales, en adoptant un budget révisé pour 2018 et en annulant les dépenses non prioritaires.

Le budget révisé prévoit de nouvelles mesures de mobilisation des recettes de 1,5% du PIB et des réductions de dépenses de 1,4% du PIB. Le gouvernement a également adopté une série de mesures visant à réduire la masse salariale, notamment un gel de l’embauche dans le secteur public et une réduction des salaires les plus élevées.

Avant l’achèvement du deuxième examen du FMI, le gouvernement a également réglé les arriérés extérieurs vis-à-vis des créanciers bilatéraux et multilatéraux officiels et des créanciers commerciaux extérieurs dont les créances étaient garanties par les pouvoirs publics. Le gouvernement a l’intention d’éliminer tous les arriérés commerciaux extérieurs restants, qui représentaient 0,4% du PIB à fin juillet 2018, à fin 2018. Le règlement de ces arriérés pourrait aider à rétablir l’accès à un financement privé extérieur.

Commentant cette nouvelle, le Directeur de Cabinet de la Présidence gabonaise, Brice Laccruche Alihanga, a rappelé « les réformes courageuses et nécessaires impulsées à l’initiative du président Ali Bongo Ondimba. A commencer par la réforme des comptes publics décidée en juin 2018, pour laquelle le Gabon a reçu le soutien des organisations financières internationales ». Jean-Fidèle Otandault, ministre d’Etat en charge du Budget et des Comptes publics, a pour sa part laissé entendre que la décision de Fitch récompense les efforts déployés par le Gabon, sous l’impulsion du chef de l’Etat, pour arrimer les finances publiques aux objectifs de relance de l’économie.

A savoir enfin que  Fitch prévoit pour le Gabon un déficit de trésorerie budgétaire pour 2018 qui se réduira encore pour s’établir à 2,2% du PIB, contre 3,4% en 2017, les recettes budgétaires étant dynamisées par la hausse des prix du pétrole et la reprise de la croissance économique. Les réformes visant à mobiliser des recettes non pétrolières vont probablement soutenir une augmentation progressive des recettes non pétrolières, tandis que des réductions de la masse salariale et une croissance modérée de l’investissement en capital limiteront les dépenses.