ALIMENTATION ET AGRICULTURE
Des efforts à consentir

A l’instar des 193 pays qui ont adopté la vision Faim Zéro de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), le Gabon a célébré ce mardi 16 octobre 2018 la Journée Mondiale de l’Alimentation (JMA). Le thème retenu cette année par la  FAO a été : « Agir pour l’avenir : la Faim Zéro en 2030, c’est possible ».

Cette Journée Mondiale de l’Alimentation a été l’occasion pour le gouvernement de renouveler son engagement à atteindre l’Objectif de développement durable n°2 qui vise à éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable.

Dans la CEEAC, on observe un taux de prévalence de la sous-alimentation de 25,8% de la population soit près de 40 millions de personnes. Au Gabon, en dépit de la contre-performance mondiale et sous-régionale, il est encourageant de noter que la population sous-alimentée c’est-à-dire celle ne disposant pas d’assez de nourriture d’un point de vue quantitatif a diminué de 9,7% en 2004 à 7 % en 2017, soit une baisse de 48.600 personnes.

Selon le Ministre en charge de l’Agriculture, Biendi Maganga-Moussavou, nous avons réalisé des progrès grâce à l’effet positif des différents programmes agricoles en cours dans notre pays. Mais des efforts importants restent encore à consentir collectivement.

Lorsque le Président de la République, Ali Bongo Ondimba, a lancé le Programme GRAINE en 2014, il a invité tous les Gabonais à prendre une part active dans la transformation de notre agriculture, cet appel a vu la création de près de 1200 coopératives à travers tout le pays. Ce modèle, de mise en commun de l’effort et des moyens de chacun des membres, continue de faire des émules dans nos provinces.

C’est sur ce constat que le Ministre a appelé ses compatriotes à unir leurs forces autour de l’objectif commun de souveraineté alimentaire et nutritionnelle. « La structuration de la lutte contre la faim au Gabon se fait principalement autour du Programme GRAINE, initiative la plus ambitieuse de notre histoire agricole, dont la mise en œuvre va être optimisée par le PAPG1 », a-t-il souligné.