SOMMET EXTRAORDINAIRE DE LA CEMAC
Pour remettre la communauté sur de bons rails

_Lors des interventions qui ont ponctué la cérémonie inaugurale du Sommet, le Président de la Commission de la CEMAC_, Pr Daniel Ona Ondo, a non seulement jeté un regard rétrospectif sur les réformes engagées depuis le sommet de Yaoundé en 2016, mais en plus, il a attiré l’attention des Chefs d’État sur les pistes de solutions pour sortir de la crise.

A la suite du mot de bienvenu du maire de N’Djamena, le Président de la Commission, dans un discours franc et sortant des sentiers battus, a d’abord remercié les Chefs d’État pour sa nomination à ce poste, il y’a presque un an jour pour jour. Ensuite, il a présenté les traits critiques de la zone avant d’en esquisser les pistes de solutions.

En effet, il rappelé que les Chefs de l’Etat avaient pris 21 mesures lors du sommet de Yaoundé, en présence de la Directrice Générale du FMI et du Ministre français de l’Economie pour  « rétablir la stabilisation du cadre macroéconomique, et jeter les bases de la relance d’une croissance inclusive et durable ».

Accentuées par des chocs sécuritaire et humanitaire qui pèsent indéniablement sur les économies, il a noté que dans ce contexte, la survenance d’un nouveau choc récessif extérieur compromettrait nos efforts de redressement et de transformation structurelle.

Les pistes de solutions, pour le patron de la Commission de la CEMAC, résident en l’amélioration du volume des réserves de change, la mobilisation des recettes fiscales, la conclusion urgente de programmes économiques et financiers avec le FMI pour le Congo et la Guinée-Équatoriale et enfin, l’accélération des réformes structurelles.

Relevant que la CEMAC est une des zones les moins intégrée du continent, le Président de la Commission a fait un plaidoyer pour que l’intégration des États membres de la CEMAC soit plus forte et plus ambitieuse au regard des potentialités de la zone et la modicité des échanges commerciaux intra-communautaire qui ne représentent que 3%.