PERMIS D’EXPLORATION PETROLIERE
Nouvel appel d’offres en novembre

Le Gabon lancera son douzième appel d’offres pour l’obtention de permis d’exploration pétrolière en eaux peu profondes et profondes, lors de la 25ème semaine africaine du pétrole au Cap, en novembre 2018. L’information a été donnée par le fournisseur de services sismiques, Spectrum.

Le gouvernement gabonais organise le cycle en partenariat avec la société Spectrum qui a réalisé un certain nombre d’études sismiques 3D en eaux peu profondes et profondes, dans le cadre de l’appel d’offres. Bien que le nombre de blocs concernés ne soit pas encore connu, ces données ont été acquises dans le nord et le sud du pays, sur une superficie totale de 12 000 km2.

L’appel d’offres devrait être officiellement lancé par le ministre du Pétrole, Pascal Houangni Ambouroue (photo). Il est également prévu que le ministre animera un atelier technique et financier à ce propos. Le responsable détaillera également le nouveau code pétrolier et les conditions connexes.

Le Gabon, quatrième producteur de pétrole en Afrique, est actuellement confronté à l’arrivée à maturité de plusieurs périmètres de production. Le gouvernement encourage les initiatives visant à stimuler la production et à diversifier avec le gaz naturel. Le producteur français de pétrole et de gaz Perenco, qui produit environ 50 à 60 millions de pieds cubes par jour dans le pays, envisage de développer un projet de liquéfaction de gaz naturel pour satisfaire les besoins énergétiques nationaux, ainsi que la croissance de la demande en électricité.

Notons par ailleurs que le Gabon cherche actuellement à renforcer l’attractivité de son secteur des hydrocarbures. C’est dans ce cadre qu’a été décidée la refonte de son code pétrolier. «Sur le pétrole par exemple, le baril était à 100 dollars, il y a quelques années. Il ne l’est plus aujourd’hui. Ce qui veut dire que les conditions sont différentes. Cela demande une adaptation perpétuelle de nos services pour coller au marché, être les plus attractifs.», a confié le chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, l’année dernière.