IDE AU GABON
Hausse continue depuis 2012

Auparavant dirigés essentiellement vers les secteurs pétrolier et minier, les Investissements directs étrangers (IDE) au Gabon s’intéressent aux autres secteurs de l’économie et ont connu une forte augmentation depuis 2012, grâce principalement au groupe Olam, à la Chine ainsi qu’au royaume chérifien.

Etabli au Gabon depuis près de 20 ans, Olam Gabon est désormais l’un des principaux investisseurs étrangers dans le pays. Contrôlé par le fonds souverain singapourien Temasek depuis 2005, le groupe est concentré sur la production d’huile de palme et l’hévéa.

La filiale gabonaise de la Singapourienne Olam international, a orienté ses investissements vers le secteur agroalimentaire et des infrastructures. En 2017, le stock d’IDE au Gabon représentait selon la CNUCED, 9,4 Mds USD (70,6% du PIB) en constante augmentation depuis 2012. Cela, grâce notamment à la diversification de l’économie entreprise par le gouvernement avec les investissements du groupe Olam.

Progressivement, Olam via GSEZ, va étendre ses activités à l’industrie du bois (création d’une zone économique spéciale consacrée à l’industrie du bois) et aux infrastructures (construction-aménagement d’un port de commerce et d’un terminal minéralier), manifestant sa volonté d’être présent dans la chaîne logistique gabonaise.

Plus récemment, Olam a investi le secteur aéroportuaire puisque GSEZ airport a été désigné pour construire et opérer le futur aéroport de Libreville (investissement d’environ 350-400M$). Ainsi depuis 2010, Olam a investi près de 2 Mds €, soit plus de 45 % du montant total des IDE entrants au Gabon sur la période.

Outre Olam, la Chine et le Maroc se positionnent comme d’importants pourvoyeurs d’IDE au Gabon. Ces dernières années, la Chine et le Maroc sont progressivement devenus des sources d’investissements importants pour le Gabon.

Le Maroc, 14ème fournisseur du Gabon, compte également des investissements dans de nombreux secteurs pour un montant total estimé à quelques 600 M$, les entreprises marocaines ayant investi dans de nombreux secteurs de l’économie gabonaise (la banque, les télécoms, les assurances, les mines, les infrastructures, le transport et le BTP).