PROCES CONTRE E-DOLEY
BGFIBank gagne à Paris

Le tribunal de commerce de Paris a condamné E-Doley à dédommager BGFIBank. Par un jugement en date du 15 octobre 2019, le Tribunal de commerce de Paris a fait droit à l’ensemble des demandes de BGFIBank dans le dossier l’opposant à la société́ E-Doley.

Le tribunal de commerce de Paris a accueilli favorablement la demande du groupe BGFIBank de se déclarer incompétent dans ce dossier qui concerne exclusivement des entités de droit gabonais. Il a débouté la partie adverse de la totalité de ses prétentions qu’il juge infondées, faute pour E-Doley d’avoir apporté la preuve de l’existence du moindre préjudice sur le territoire français.

Partant, le tribunal de commerce de Paris a fort logiquement condamné E-Doley à verser la somme de 2500 euros à chacune des entités de BGFI Holding Corporation SA et BGFIBank Gabon, ainsi qu’aux dépens.

Le groupe BGFIBank, leader en Afrique centrale et présent dans onze pays en Afrique et en Europe, se réjouit que « le droit soit passé et réitère son entière confiance dans l’institution judiciaire, tant en France qu’au Gabon », selon le communiqué diffusé par le groupe.

A savoir qu’Henri-Claude Oyima, le patron de BGFIBank, est aussi le président du conseil d’administration de la Bourse des valeurs mobilières d’Afrique centrale (Bvmac). Dernièrement, il était au Cameroun pour présenter la seconde phase du projet d’unification de la Bvmac.

Selon Ecofin, M. Oyima a déclaré à cette occasion que « Les équipes [de la bourse] sont désormais installées à Douala. Il reste maintenant à renforcer les actions du premier compartiment. Aujourd’hui, notre bourse est principalement axée sur le compartiment obligations. Nous allons lancer le compartiment actions ».

En d’autres termes, la Bvmac compte diversifier son offre en dehors des obligations, les bons du trésor et les emprunts obligataires. Toujours selon Jean-Claude Oyima, la bourse unifiée entend booster le marché secondaire afin que les opérateurs de la sous-région Cemac (Cameroun, Centrafrique, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad) puissent bénéficier d’autres mécanismes de financements du marché.