ARISE INDUSTRIAL ZONES
Olam cède 10% à Africa Finance Corporation

Africa Finance Corporation (AFC) a acquis 10 % de parts du groupe agro-industriel Olam, dans le capital d’Arise Industrial Zones (Arise IZ), une unité créée suite à la réorganisation des activités de la firme Gabon Special Economic Zone (GSEZ). L’institution financière panafricaine a déboursé 59 millions $ pour cette acquisition.

A la suite de cette opération, le singapourien Olam qui détenait 40,5 % de parts dans le capital d’Arise IZ se retrouve à 30,5 % de parts. Le groupe coté sur le Singapore Exchange affirme avoir réalisé un gain de 27 millions $ suite à la cession de cette participation minoritaire.

La joint-venture Gabon Special Economic Zone, mise en place en 2010 par Olam et l’Etat gabonais, a réorganisé ses activités de logistique et infrastructures, en trois principales unités à savoir : Arise Port & Logistics, Arise Industrial Zones et Arise Infrastructure Services. Suite à cette réorganisation, le groupe Olam a décidé de la vente d’une part minoritaire de ses actions à l’AFC. Les raisons ayant motivé cette décision n’ont pas été évoquées mais l’opération permet à l’AFC de se renforcer dans le capital de GSEZ. L’institution financière avait investi en 2016, 140 millions $ pour entrer dans le capital de GSEZ.

Rappelons par ailleurs que c’est au mois d’avril dernier que le groupe singapourien Olam International a fait savoir sa décision de ramener sa participation dans l’usine de production d’urée Gabon fertilizer company (GFC) à moins de 50%. La CGF était détenue à hauteur de 62,9% par Olam, 25,1% par l’indien Tata et 12% par l’État gabonais. Le complexe de production d’urée sera situé à Port-Gentil dans la zone économique spéciale de l’île Mandji. Son coût global s’élèverait à 2,2 milliards de dollars. Dans sa phase de production, ce projet devrait créer 350 emplois directs.

Olam International a aussi annoncé à la même période un plan de réduction de ses investissements sur la période 2014-2016. Ces investissements seront ramenés à 1,5-1,6 milliard de dollars contre 2,2 à 2,6 milliards initialement, dans le but de réduire l’endettement du groupe. En novembre 2012, l’institut d’analyse Muddy Waters Research avait alerté les investisseurs sur l’endettement excessif d’Olam sous l’effet d’une politique d’acquisitions très active et comparé la situation de ce groupe à celle de Enron avant sa faillite.