Jeudi 21 Septembre 2017

economie

Valeur travail au Gabon

Une culture à enraciner

Publié le jeudi 07 septembre 2017  Par  Le Défi Gabon

Contrairement à il y a 15 ou 20 ans, le travail occupe aujourd’hui une place centrale dans la société gabonaise. C’est un des piliers de son économie en mutation. C’est la source principale des revenus qui donne accès à la consommation. C’est aussi le chemin qui mène vers l’insertion sociale.

L’activité humaine visant à créer, produire, entretenir des biens et des services constitue désormais l’élément clé dans le dispositif de développement du pays et la crise pétrolière, qui a fortement déstabilisé la situation économico-financière du Gabon, n’a fait que renforcer ce constat qui est valable aussi pour le privé que dans la sphère publique.

La valeur travail est ainsi une culture appelée à s’enraciner davantage chez nous. Un processus qui impose des changements de mentalité car le travail d’aujourd’hui fait l’objet d’une évaluation monétaire très pragmatique, c’est aussi un objet d’échanges et de coordination. Et même si la logique est parfois difficile à saisir, c’est aussi un moyen de lutter efficacement contre le chômage.

Ce qui nous amène à revenir sur la question des primes que certains travailleurs ont vite assimilé comme un avantage acquis alors que sa philosophie première d’une telle option se base sur la productivité et sur la capacité financière de l’employeur à l’instituer.

Privilégier l’intérêt général

Les médias de la place ont par exemple longtemps jasé sur la Prime d’incitation à la performance (PIP). Cette forme de rétribution des agents de l’Etat, qui visait à corriger le déséquilibre né du versement des fonds communs à certains fonctionnaires, a dévié de son but initial car l’amalgame a été fait entre salaire et prime. C’est ainsi que le pouvoir public a décidé d’instaurer un nouveau système de rémunération.

L’Etat rémunère ses collaborateurs à la hauteur de sa capacité financière. Il accorde en outre sur ce volet une importance première au principe de l’équité qui est considéré comme un socle du processus pour mettre la valeur travail à la place qu’il mérite.

Quid alors des mouvements sociaux menés par certains groupes corporatistes et qui sont aux antipodes de la voie suivie par les autorités ? Selon le Ministre d’Etat, Ministre du Budget et des Comptes Publics, il est temps de mettre en place un dialogue ouvert capable de persuader les uns et les autres de la nécessité de privilégier l’intérêt général.

Et sur ce sujet, le Ministre d’Etat compte utiliser un discours de vérité pour ne pas laisser les doutes dominer les débats. L’ancien patron de la DGBFIP qui a par exemple déclaré que si une prime n’est plus qualifiée comme telle, il y a lieu de l’intégrer dans le salaire. Mais ce genre d’option est, bien sûr, tributaire du niveau de ressources de l’Etat.

Rappelons que lors de son discours de passation de charges, Jean-Fidèle Otandault a exhorté tout le personnel de toutes les administrations de son département ministériel, de tous niveaux et à tous les niveaux, à s'engager pour « le renforcement de l'idéal du travail bien fait, seul garant de notre réussite collective ».

Un message clair qui, espérons-le, aidera ceux qui n’ont pas encore suffisamment compris que les autorités priorisent le bien-être des salariés du secteur public, comme celui des autres secteurs, mais doivent également être impartiaux, tout en gérant avec responsabilité les ressources de l’Etat qui ne sont pas intarissables. Sans oublier que le travail bien fait doit rimer avec culture de résultats.

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