AEROPORT LEON MBA
Vers la suppression de la Haute autorité de la sûreté et de la facilitation

Dans un souci de se conformer aux règles de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et, dans le même temps, afin d’éviter d’éventuel conflit de compétence et d’autorité, la Haute autorité de la sûreté et de la facilitation de l’aéroport international Léon Mba devrait être supprimée.

Le ministre des Transports et de la Logistique a ainsi soumis aux parlementaires le projet d’ordonnance portant suppression de la HASFAL, chargé de la sûreté et de la facilitation au sein de l’aéroport international Léon Mba de Libreville, le jeudi 28 juin dernier.

Lors de la séance au Sénat, le ministre Justin Ndoundangoye a affiché son souhait de mettre un terme à ce qu’il qualifie de «prolifération d’Autorités dans un même secteur d’activité». «Il est assez impropre qu’une entité placée sous la tutelle d’une autorité aéronautique, à savoir le ministre en charge des Transports, et évoluant sous la juridiction d’une autorité compétente, l’Anac, soit appelée Haute autorité », a expliqué le membre du gouvernement.

«La labélisation de la Haute autorité de la sûreté et la facilitation insinue une posture de supériorité vis-à-vis des autres Autorités légalement établies, et qui sont pourtant hiérarchiquement en son amont», a spécifié également le ministre des Transports devant les Sénateurs.

Le projet de réforme concernant la HASFAL date déjà de 2010 mais sa mise en œuvre a pris du temps. Il est pourtant question de se conformer aux règles de l’OACI, qui exigent que l’organisme national de sûreté aéroportuaire s’occupe de tous les aéroports d’un pays donné. Pourtant, jusqu’à présent, la compétence territoriale de la HASFAL est limitée au seul aéroport Léon Mba de Libreville.

Aussi, le projet d’ordonnance soumis aux sénateurs répond-il à la volonté du gouvernement de mettre en application le projet de loi portant création et organisation de la Haute autorité de sûreté et de facilitation des aéroports du Gabon. Car un projet de loi adopté en décembre 2010 par le Conseil des ministres est déjà censé lui conférer une compétence nationale.