LE DÉFI GABON
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TRANSFERTS INTERNATIONAUX
La mise en garde de la BEAC

Lors de la 10ème réunion annuelle de concertation, entre la COBAC, le régulateur du secteur bancaire dans les six pays de la CEMAC et les responsables des établissements de crédits en activité dans cet espace communautaire, organisée le 27 juin 2018 à Yaoundé, Cameroun, la BEAC a interpellé les banques pour en finir avec les pratiques blâmables qui impactent négativement sur la situation financière des pays de la sous-région.

« La problématique des avoirs extérieurs de la CEMAC et des transferts internationaux », c’est le thème choisi par la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) à l’occasion de la rencontre de Yaoundé. Et le communiqué officiel rapportant les résolutions prises à l’issue des travaux note que « le directeur général des études, finances et relations internationales de la BEAC, a relevé que la position extérieure nette des pays membres de la CEMAC continue de pâtir des pratiques peu orthodoxes des établissements de crédit».

Ce ‘est pas la première fois que la BEAC met en garde les banques en soutenant que ces dernières s’inscrivent en marge de la réglementation applicable, en s’illustrant par des «manquements qui entachent les opérations de transferts et le non-rapatriement des recettes d’importation par le canal de la Banque centrale ».

Le 21 mars dernier, lors de la première session du Comité de politique monétaire de la BEAC, pour l’année 2018, le gouverneur de cette banque centrale, le Tchadien Abbas Mahamat Tolli, a expliqué que si notre zone monétaire dispose de normes sur le transfert de fonds, le respect de ces normes n’est pas un obstacle à l’activité économique. Manière pour lui de dire que les normes doivent désormais être respectées avec rigueur.

Raison pour laquelle la BEAC a offert dernièrement aux banques et aux régulateurs une opportunité de discuter ouvertement sur des sujets techniques comme les délais de traitement des opérations de transfert et de rapatriement des fonds, les motifs de rejet des opérations liées aux comptes en devises des résidents, la définition de la notion des avoirs injustifiés, le besoin de formation et d’accompagnement des établissements par la Banque centrale, ainsi que le principe de création d’un guichet unique.