RADICALISATION ET EXTREMISME VIOLENT
L’avis d’Herman Deparice-Okomba

_La lutte et la prévention à la radicalisation et à l’extrémisme violent, nécessite, selon Herman Deparice-Okomba, spécialiste de ce domaine, à la fois une approche concertée et intégrée. Pour lui, il faut faire l’éducation à travers les nouveaux médias.

L’expert a exposé dernièrement l’importance d’avoir à la fois des stratégies de lutte contre la cybercriminalité. Lesquelles stratégies passent par des outils juridiques, qui peuvent être à la fois répressifs, mais aussi préventifs. «La cybercriminalité a un impact considérable sur le développement du pays, autant au niveau économique. Avec des capitaux qui échappent aux Etats, impactant le développement socio-économique de nos pays respectifs», a-t-il aussi soutenu.

Le Docteur en sciences politiques d’ajouter qu’il était important de rappeler le rôle que devrait jouer l’Etat, notamment les institutions, en mettant en place à la fois des politiques de régulations, des politiques répressives, en misant sur l’éducation, par rapport à cet outil communicationnel.

Toutefois, selon lui, il est indispensable  de s’assurer que nos policiers et militaires disposent des connaissances et autres outils nécessaires à même de leur permettre de traquer les auteurs d’actes cybercriminels. Ce renforcement des compétences est, à ses yeux  un outil essentiel. Le monde des nouvelles technologies évolue hâtivement. D’où la nécessité d’avoir les rudiments requis en la matière non sans accroitre de vigilance.

Concernant le Gabon, ce compatriote installé au Canada dit qu’il y a des compétences et une expertise avérée sur la question. Et le Gabon gagnerait à profiter véritablement de ses enfants vu que c’est aux frais du contribuable gabonais, parce qu’ayant été envoyé à l’école par le Gabon, qu’il intervient dans le domaine aussi spécifique qu’est la cybercriminalité et cela  à travers la planète. Il suffit de demander aux compétences gabonaises de l’étranger et ils le feront, a-t-il indiqué, invitant les autorités à mieux penser la question se rapportant au retour des cerveaux au pays.

«Il est difficile d’accepter que c’est le Gabon qui a fait de nous ce que nous sommes  et que seuls les autres pays en bénéficient. Il y en a parmi nous, à l’extérieur, qui attendent que la porte leur soit ouverte, pour œuvrer dans l’intérêt du Gabon», a-t-il indiqué.