REFORME DU SYSTÈME DES PENSIONS
Socieux+ au rapport

Les experts de l’Union européenne (UE), mobilisés par Socieux+, une facilité d’assistance technique mise en place et cofinancée par l’UE, ont procédé, jeudi à Libreville, à la restitution des résultats de leur mission d’études qui a duré plusieurs jours sur le fonctionnement actuel du système des pensions au Gabon et les changements à apporter.

Rappelons que la Caisse des pensions et des prestations familiales des agents de l’Etat (CPPF), s’est lancée depuis quelques années, dans l’étude de ses services actuels, afin d’équilibrer le système des pensions du secteur public à moyen et long termes.

Et la mission de Socieux+ avait pour but d’énoncer, en coopération et en accord avec la CPPF, un cadre de référence et un plan de travail global pour l’assistance technique à la CPPF. «Ils vont faire des recommandations à l’UE pour qu’elle nous aide à financer ces nouvelles études que nous avons sollicitées», a expliqué le directeur général de la CPPF, Marcel Mbélé Loussou.

Les points fort du rapport concernent l’évaluation actuarielle et perspectives dans le but d’élargir la couverture providentielle aux agents et de la Main d’œuvre non-permanente (MONP) et ceux des Collectivités locales ; l’évaluation des ressources humaines en faisant la pesée des postes pour évaluer la performance de l’organisation actuelle.

L’étude sur la mise en œuvre d’une branche des risques professionnels dans le secteur public vise pour sa part à déterminer les paramètres du régime et son coût. «Aujourd’hui, en dehors de l’invalidité il n’y a rien de bien concret dans ce secteur», a fait savoir M. Mbélé Loussou.

Notons en outre que l’un des points négatifs relevés par les experts est le manque de formation des agents de la CPPF. «Nous avons constaté qu’il y a eu des initiatives pour formuler les plans pluriannuels, pour former les agents de la caisse. Malheureusement, faute de budget, ces plans de formation n’ont pas toujours pu se réaliser. Donc nous constatons qu’il y a encore un grand chemin à parcourir», a-t-on indiqué.

Financées par l’UE à titre gracieux, ces études portaient sur la gouvernance de la caisse, la faisabilité d’un régime de capital décès, la retraite complémentaire, la stratégie de communication et de marketing social de la caisse et sur la mise en œuvre d’une architecture informatique approprié et moderne.