IMMATRICULATION DES VOITURES SUR RAIL
Pour réduire les risques d’accident

Le ministre gabonais des Transports et du Tourisme, Justin Ndoundangoye, a officiellement lancé, le jeudi 22 août 2019, le processus d’immatriculation des voitures sur rail. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des réformes initiées depuis un an et 4 mois, après le lancement du système de contrôle de trains à distance, pour réduire les risques d’accident sur les chemins de fer.

Pour le patron des transports gabonais, « cette démarche participe aux actions devant permettre à l’Etat de s’approprier à nouveau le contrôle d’un secteur ferroviaire jugé vital pour l’économie nationale ». La Société d’exploitation du Transgabonais (SETRAG) et la Compagnie Minière de l’Ogooué (COMILOG) sont principalement concernées par cette mesure.

Selon l’agence Ecofin, l’immatriculation des trains déployés intervient au moment où le gouvernement a lancé un vaste Programme de remise à niveau de la voie (PNR) qui consiste au remplacement des traverses en bois par des traverses bibloc sur 647 km de voies ferrées, au traitement complet des 83 zones identifiées comme instables, à la réhabilitation et à la construction de nouvelles gares. Plus de 250 milliards FCFA y ont déjà été investis à ce jour, sous la supervision de l’Autorité de régulation des transports ferroviaires (ARTF) désormais digérée par Karine Cécilia Arissani, nommée secrétaire exécutif le mois dernier.

Rappelons que le mois dernier, le ministre  Justin Ndoundangoye a présenté au président de la République, Ali Bongo Ondimba, un rapport d’étapes fait autour des dossiers urgents du Ministère des Transports et du Tourisme, en présence du Premier ministre, Julien Nkoghe Bekale et du Directeur de Cabinet du Président, Brice Laccruche Alihanga.

Au nombre des dossiers présentés figurent la nouvelle compagnie TRANS-URB avec ses perspectives d’emplois, la numérisation des documents de transports, la construction des gares routières modernes, la stratégie nationale de développement du tourisme; et la compétitivité et l’attractivité des plateformes aéroportuaires. Une évaluation des projets et reformes qui a été appréciée par le chef de l’Etat qui a souhaité « l’accélération pour continuer à tenir l’agenda gouvernemental », selon le membre du gouvernement.