GABON-UNION EUROPEENNE
Le processus de dialogue suit son cours

Le processus de suivi des conclusions du dialogue politique intensifié entre le gouvernement gabonais et l’Union européenne (UE) suit son cours. C’est dans ce cadre que le projet d’appui à la promotion et à la protection des droits de l’homme au Gabon (PAPPH), a été présenté ce mardi au ministre des Affaires étrangères Alain-Claude Bilié-By-Nzé par la délégation de l’Union européenne, Rosario Bento Pais, a constaté l’AGP.

A cette occasion, plusieurs membres du gouvernement impliqués dans le suivi du dossier ont été présents dont les ministres de la Défense nationale, Rose Christiane Ossouka Raponda, des Relations avec les Institutions constitutionnelles, Denise Mekam’ne, de l’Intérieur et Lambert Noël Matha. A savoir que ce projet bénéficie d’un financement à hauteur de 327,9 millions FCFA et devrait s’élaler 18 mois. Aux autorités gabonaises de renforcer les capacités techniques et opérationnelles des acteurs étatiques que sont la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), et la Direction générale des droits de l’homme (DGDH) en vue de l’accomplissement de leurs mandats conformément à la loi et aux standards internationaux.

Cofinancé par le Fonds des Nations unis pour le développement (PNUD), et l’Union européenne (UE), le projet vise un dialogue politique régulier. Il permettra également de renforcer les capacités de la société civile et des médias, notamment dans la lutte contre l’impunité des violations des droits de l’homme. Mais aussi dans le suivi et la documentation des cas de violations des droits de l’homme, en plus de la mise en place d’un cadre de coordination et de coopération entre les acteurs étatiques et non-étatiques.

A noter en outre la mise en place d’un groupe de travail supervisé par des ministres gabonais, des diplomates européens et des fonctionnaires onusiens. Les parties se sont accordées sur les panels qui vont composer ledit groupe de travail, mais aussi sur le possible début des travaux.

L’Union européenne sera représentée en force dans le dispositif en cours de mise sur pied. Rosario Bento Pais a annoncé prendre une part active aux travaux. La partie gabonaise prévoit pour sa part l’intégration de techniciens qui évolueront aux côtés des membres de la société civile et de la presse.