TRANSPORT URBAIN
Les clandos se font rares

L’agence publique de presse AGP rapporte les difficultés pour les habitants des PK de vaquer à leurs occupations quotidiennes à cause d’une baisse significative des taxi-bus et des transports suburbains (communément appelés clandos) en activité. Nzeng-Ayong, Owendo, et plusieurs autres quartiers de la capitale gabonaise sont concernés par ce phénomène qui serait provoqué par le renforcement des contrôles de police et de gendarmerie à Libreville, à la suite des rumeurs généralisées d’enlèvements d’enfants.

Plusieurs carrefours de la capitale ont été encore dernièrement le théâtre de grandes frustrations de la part des usagers. A savoir que Libreville a été mise en alerte de surveillance maximale après les rumeurs d’enlèvements d’enfants qui ont secoué le pays la semaine passée. Sur instruction du président gabonais, Ali Bongo Ondimba, le gouvernement avait aussitôt pris des mesures visant à instaurer une plus grande présence des forces de l’ordre et de sécurité.

C’est ainsi que beaucoup des transporteurs évoluant dans la clandestinité ont choisi de ne pas travailler pour éviter les opérations de contrôle. Du rond-point du PK 12, en passant par Nzeng-Ayong, les clandos se font moins nombreux. En atteste la présence de nombreux élèves du lycée public de Bikélé, attendant une occasion pendant des heures.

Cette attitude des transporteurs démontre, selon tous l’AGP, à quel point l’informel est élevé dans ce secteur. « Toute chose qui met la vie des passagers en danger au quotidien. Il n’est en effet pas rare de constater que beaucoup d’entre ces chauffeurs de clandos exercent sans assurance, sans permis de conduire, et dépourvus de bien d’autres pièces afférentes à la circulation », a-t-elle commenté avant de poursuivre que c’est aussi « une résultante du laxisme de certains policiers et gendarmes qui, lors des missions de contrôles habituelles, préfèrent se limiter au «salut du képi», entendez au racket, plutôt qu’à faire réellement leur travail ».